Palerme arabo-normande, Chapelle Palatine et Sicile inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO
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Palerme arabo-normande, Chapelle Palatine et Sicile inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO

Le site "Palerme arabo-normande et les cathédrales de Cefalù et Monreale" (site du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2015) comprend les monuments extraordinaires du royaume normand de Sicile (1130-1194) — le royaume médiéval qui était l'état le plus culturellement sophistiqué d'Europe, le royaume qui a fusionné les traditions artistiques byzantine, arabo-islamique et normande-latine dans le style unique "arabo-normand", la synthèse artistique multiculturelle la plus extraordinaire de l'histoire de la civilisation occidentale.

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    La Chapelle Palatine — L'intérieur médiéval le plus parfait du monde

    La Cappella Palatina (la "Chapelle Palatine" — la chapelle royale privée du Palais des Normands à Palerme, la chapelle construite par le roi normand Roger II de Sicile (1095-1154) en 1132-1140 et décorée de l'ensemble le plus extraordinaire de mosaïques byzantines, de boiseries géométriques islamiques et d'éléments architecturaux normands au monde) : les mosaïques (les mosaïques d'or byzantines de la Chapelle Palatine — les mosaïques couvrant environ 6 340 mètres carrés de surface (le plafond, les murs, les arches et les absides), le cycle de mosaïques byzantines médiévales le plus étendu et le mieux conservé au monde en dehors de Sainte-Sophie à Constantinople (aujourd'hui Istanbul)) : le programme (le programme iconographique des mosaïques de la Chapelle Palatine — le programme ordonné par le roi Roger II comme déclaration théologique et politique du royaume normand de Sicile : le Pantocrator (le "Christ Tout-Puissant" — l'image du Christ comme souverain universel du ciel et de la terre, représenté dans l'abside centrale au-dessus du maître-autel) entouré des représentations hiérarchiquement ordonnées des anges, des apôtres, des saints et des scènes de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament qui couvrent toutes les surfaces murales et voûtées disponibles) : le plafond à muqarnas (le plafond à "muqarnas" de la nef de la Chapelle Palatine — le plafond en bois sculpté géométrique islamique : les "muqarnas" (le plafond à stalactites — la structure en nid d'abeille ou stalactite en bois sculpté, l'élément architectural islamique le plus élaboré dans la nef de la Chapelle Palatine, où le plafond à muqarnas est l'exemple le plus complexe et le plus finement peint d'art islamique fatimide subsistant en Europe)) : les trois traditions artistiques (les trois traditions artistiques fusionnées dans la Chapelle Palatine — la tradition de la mosaïque byzantine (les mosaïques du sol et des murs, les artisans amenés de Constantinople par Roger II), la tradition de l'art géométrique islamique (le plafond à muqarnas, les motifs géométriques du sol et les arcs brisés — les artisans amenés des ateliers arabes de Sicile et d'Afrique du Nord) et la tradition architecturale normande (les colonnes de marbre romanes, les arcs normands et l'arrangement liturgique latin de la chapelle)).

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    Le Palais des Normands et le style arabo-normand

    Le Palazzo dei Normanni (le "Palais des Normands" — le palais royal des rois normands de Sicile à Palerme, la plus ancienne résidence royale d'Europe encore en usage (le palais est aujourd'hui le siège du Parlement régional sicilien)) : le palais (le Palazzo dei Normanni — le palais construit sur le site du palais de l'Émirat du IXe siècle des émirs arabes de Palerme (le "Qasr" — le mot arabe pour "palais") par les rois normands Roger Ier (1031-1101) et Roger II (1095-1154) aux XIe-XIIe siècles, le palais combinant les tours de fortification normandes (la "Torre Pisana" — la tour contenant l'observatoire astronomique de Roger II, le premier observatoire scientifique d'Italie) avec les intérieurs décoratifs arabo-byzantins (la Chapelle Palatine et les appartements royaux)) : le style arabo-normand (le style architectural "Arabo-Normanno" — le style artistique unique développé dans le royaume normand de Sicile au XIIe siècle : le style qui n'est pas une simple juxtaposition des différentes traditions artistiques mais une véritable fusion, un nouveau langage artistique créé à partir de la rencontre des trois grandes civilisations de la Méditerranée médiévale (l'arabo-islamique, la grecque byzantine et la latine normande)) : les rois normands (les rois normands de Sicile qui ont créé la civilisation arabo-normande — la dynastie de la famille de Hauteville qui a conquis la Sicile de l'Émirat arabe de Sicile en 1061-1091 (la conquête menée par Roger Ier "le Grand Comte"), a régné en tant que rois de 1130 (lorsque Roger II fut couronné premier roi de Sicile par l'antipape Anaclet II) à 1194 (lorsque le royaume normand passa à l'empereur du Saint-Empire romain germanique Henri VI de la dynastie Hohenstaufen par mariage)).

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    Cathédrale de Palerme et les tombes royales normandes

    La Cattedrale di Palermo (la "Cathédrale de Palerme" — la Cathédrale de l'Assomption de la Vierge Marie, la cathédrale de l'archevêque de Palerme et la plus importante église de Sicile) : l'histoire (la Cathédrale de Palerme — la cathédrale construite sur le site de la basilique byzantine qui fut convertie en mosquée pendant l'Émirat arabe de Palerme (831-1072) puis reconvertie en cathédrale chrétienne par l'archevêque normand Gualtiero Offamilio ("Walter du Moulin") en 1185) : l'architecture (la Cathédrale de Palerme — la cathédrale construite dans le style "arabo-normand" avec la combinaison caractéristique des arcs brisés, des motifs décoratifs géométriques et des tours normandes : l'extraordinaire extérieur de la cathédrale (les "trafori" — les panneaux de dentelle en calcaire sculpté recouvrant l'extérieur de l'abside, l'exemple le plus élaboré de sculpture décorative normande en Sicile)) : les tombes royales normandes (le "Tesoro della Cattedrale" et les "Tombe Reali" — le trésor et les tombes royales de la Cathédrale de Palerme : les six tombes royales dans le transept droit de la cathédrale contenant les restes des rois et empereurs normands et Hohenstaufen de Sicile : la tombe de Roger II (le sarcophage en porphyre rouge de Roger II (1095-1154), le premier roi de Sicile — le porphyre rouge étant le matériau réservé aux souverains les plus puissants du monde antique et médiéval, le même porphyre utilisé pour les sarcophages des empereurs romains), la tombe de Frédéric II (le sarcophage en porphyre rouge de Frédéric II (1194-1250), l'empereur du Saint-Empire romain germanique et roi de Sicile — le souverain le plus brillant du monde médiéval, le "Stupor Mundi" (la "Merveille du Monde"), le sarcophage placé à côté de ceux de ses parents Henri VI et Constance Ire)) : le trésor de la Cathédrale (le trésor de la Cathédrale — la collection de 27 couronnes et diadèmes de la royauté normande et Hohenstaufen de Sicile, la plus importante collection de bijoux royaux médiévaux en Italie)).

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    L'église San Giovanni degli Eremiti

    La Chiesa di San Giovanni degli Eremiti (l'"Église Saint-Jean des Ermites" — l'église normande du XIIe siècle de style arabo-normand, l'église qui est le symbole le plus reconnaissable de Palerme arabo-normande et le monument médiéval le plus photographié de Sicile) : le bâtiment (la Chiesa di San Giovanni degli Eremiti — l'église construite entre 1132 et 1148 par Roger II sur le site d'une ancienne mosquée (la mosquée qui fut elle-même construite sur le site d'un monastère bénédictin du VIe siècle)) : l'architecture (l'architecture de San Giovanni degli Eremiti — l'expression quintessentielle du style arabo-normand : les cinq dômes rouges ("cupole rosse" — les cinq dômes rouges bombés et hémisphériques en tuiles de terre cuite s'élevant au-dessus des volumes cubiques blancs de l'église, les dômes qui donnent à l'église sa silhouette distinctive et qui rappellent les dômes des mosquées d'Afrique du Nord des périodes fatimide et aghlabide)) : le cloître (le "chiostro" de San Giovanni degli Eremiti — le petit cloître roman adjacent à l'église, le cloître médiéval le mieux conservé de Palerme : les colonnes jumelles (les 24 paires de fines colonnes jumelles dans les arcs brisés entrelacés du style sicilien-normand, les colonnes supportant les légers arcs brisés siciliens-arabes et enfermant le petit jardin avec les agrumes et les palmiers)) : les palmiers (les palmiers visibles au-dessus du toit de l'église et du cloître — le symbole de l'héritage architectural islamique de Palerme, les palmiers qui ont poussé dans les jardins de Palerme depuis la période arabe (les émirs de Palerme plantant des palmiers dans les jardins de leurs palais aux IXe-Xe siècles en imitation des jardins de Bagdad et de Cordoue)).

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    Le marché de Ballarò — L'âme de Palerme

    Le Mercato del Ballarò (le "Marché de Ballarò" — le plus ancien et le plus grand marché de rue de Palerme, le marché du quartier d'Albergheria derrière le Palais des Normands qui fonctionne continuellement depuis la période arabe (le marché établi par les émirs arabes de Palerme au Xe siècle dans le quartier d'Albergheria, le nom "Ballarò" dérivé de la ville arabe de "Bahlara" en Tunisie d'où provenaient à l'origine de nombreux commerçants du marché)) : le marché (le marché de Ballarò — le marché en plein air couvrant une superficie d'environ 3 000 mètres carrés des rues et des ruelles du quartier d'Albergheria, le marché fonctionnant du petit matin au début de l'après-midi tous les jours : les étals du marché de Ballarò (les étals vendant du poisson (le poisson et les fruits de mer méditerranéens de la tradition poissonnière de Palerme — le "pesce spada" (l'espadon), le "tonno" (le thon), les "sarde" (les sardines), les "cozze" (les moules) et les "vongole" (les palourdes)), des légumes (les légumes siciliens — les "melanzane" (les aubergines), les "pomodori" (les tomates San Marzano et Pachino), les "carciofi" (les artichauts) et les "broccoli siciliani" (le brocoli sicilien)), des épices (les épices d'Afrique du Nord et les herbes séchées — le cumin, la coriandre, le safran et le piment séché qui reflètent l'héritage culinaire arabe de Palerme) et la nourriture de rue : la nourriture de rue de Palerme du Ballarò (la nourriture de rue vendue sur les étals et les comptoirs du marché de Ballarò : le "pani ca meusa" (le "pain avec la rate" — la nourriture de rue la plus distinctive de Palerme : le petit pain mou au sésame ("mafalde") garni de rate bovine finement tranchée, bouillie puis brièvement frite ("milza") et de poumons ("polmone"), assaisonné de ricotta fraîche ("maritata" — la version "mariée") ou sans ricotta ("schettu" — la version "célibataire") et pressé avec du citron), le "sfincione" (le "sfincione palermitano" — la pizza de Palerme à pâte épaisse garnie d'oignon, d'anchois, de tomate et de fromage "caciocavallo") et les "arancine" (les "arancine di riso" — les boulettes de riz frites siciliennes ("arancino" en Sicile orientale, "arancina" à Palerme) garnies de sauce à la viande ragù, de petits pois et de mozzarella, enrobées de chapelure et frites dans l'huile d'olive)).

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    La Cattedrale di Monreale (la "Cathédrale de Monreale" — la cathédrale de la ville de Monreale, à 8 km au sud-ouest de Palerme, la cathédrale normande la plus magnifique de Sicile et le cycle de mosaïques byzantines le plus complet et le mieux conservé au monde) : l'histoire (la Cathédrale de Monreale — la cathédrale construite par le roi normand Guillaume II de Sicile ("Guillaume le Bon", 1153-1189) en 1174-1182) : la commande royale (la cathédrale commandée par Guillaume II comme la plus grande fondation royale du Royaume normand de Sicile, la cathédrale conçue pour surpasser en magnificence tous les autres bâtiments arabo-normands de Palerme (y compris la Chapelle Palatine et la Cathédrale de Palerme) et pour servir de mausolée dynastique des rois normands) : les mosaïques (les mosaïques byzantines de la Cathédrale de Monreale — le cycle le plus complet de mosaïques byzantines médiévales subsistant au monde : les mosaïques couvrant environ 6 340 mètres carrés (la même surface que la Chapelle Palatine) mais dans un bâtiment beaucoup plus grand, créant l'environnement de mosaïques le plus immersif et le plus écrasant du monde médiéval) : le programme (le programme iconographique des mosaïques de Monreale — le programme théologique complet de l'Ancien Testament (le cycle de la Genèse dans la nef), du Nouveau Testament (la Vie du Christ dans les transepts et le croisement) et des Vies des Saints (les bas-côtés et les absides), le tout sur le fond doré de la tradition de la mosaïque byzantine) : l'abside (l'abside centrale de la Cathédrale de Monreale — l'élément le plus dramatique du programme de mosaïques : le gigantesque Pantocrator (le "Christ Tout-Puissant") occupant toute la surface de la conque de l'abside centrale (la voûte semi-circulaire au-dessus du maître-autel), le Pantocrator de Monreale étant la représentation en mosaïque byzantine du Pantocrator la plus grande et la plus imposante existante (la figure du Christ d'environ 7 mètres de hauteur)).

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